Missia

Je cherche du regard ton âme charitable, qui me dirigerait de manière aimable
m’indiquant le plus sûr chemin qui mène mon audace à tes lendemains
où tes désirs s’étaleraient sur des draps de soie
m’invitant au partage de mon égoïste toi,
où ta bouche, tes cuisses seraient hors de prix
pour les tablettes des amoureux transis.

Où des souffles caresseraient les voilages
du grand air étendu sur nos beaux voyages
et où ta voix de me faire étouffer mes violences
par tes murmures doublés d’insolence
Où mes lendemains amers, mes réveils retors,se presseraient sur ton humeur à l’aurore
te racontant excédé ce même cauchemar:
de ne plus te respirer dans la nuit noire
Où je couperais mon âme en deux
l’accrochant à la pointe de tes cheveux,
elle te suivrait dans tes naufrages,
t’abritant les épaules les jours d’orage.
Où je trahirais mes souvenirs sans ta présence,
te reprochant de ne pas m’avoir donné la chance,
de croire qu’au travers de mon univers,
une étoile transpercerait sa couche de fer.
Où ma fierté mise en joug par tes armes maîtresses,
tentera de les détourner par mon éternelle faiblesse
parjurant ta colère par ma dernière volonté:
que je puisse toujours t’accompagner.
Où les mêmes mots t’insulteraient par arrogance,
en recours sournois pour mes absences
couronnant de plumes ton vieux diadème
déridant ton front par mes je t’aime
je veux pouvoir m’endormir imbibé de toi,
me bénir de ta peau les jours qui vont
exaucer la prière de mes amours sans foi
qui ne pouvait sanctifier d’autre nom.
Mais par une ultime plainte, un funeste lendemain
rattrapé par la nuit qui finira mon temps
pouvoir répéter comme un vieux dément:
« c’est le plus sûr chemin qui mène au chagrin ».

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