Les gens du web sont vivants et leur existence est réelle

Maokiel, Charles, Corrigeur, Seldell, Theodrem, Yann, David, Nev, Yann. Ces noms ne vous disent rien et c’est normal. Ce sont les premières personnes à me suivre. Non pas parce qu’ils aiment ce que j’écris, non… C’est 10 fois mieux, ils me suivent parce qu’un lien s’est tissé, qui va au-delà du goût littéraire, ils et elle me soutiennent. Le soutien est très important lorsque l’on écrit ou que l’on tente de créer quelque chose. Aujourd’hui, si l’on souhaite diffuser une œuvre, on ne peut le faire soi-même. Il existe des milliards de sites web, il y a plus de sites qu’il n’y a d’humains… Alors, comment faire sa place ? Comment s’extirper de la masse boueuse du monde virtuel ?

Ceci a un coût. Céline disait « lorsque l’on écrit, on doit mettre ses tripes sur la table ». Cette phrase s’applique également au monde du web. Lorsque l’on souhaite devenir un être vivant dans la virtualité, des milliers de muscles avec un cœur qui bat, on ne peut rien faire sans les autres. Ce sont les gens qui vous accouchent, ce sont les gens qui créent votre existence. Mais pour cela, vous devez donner. Certains parlent de karma, d’autres comme moi, affirment que chaque bonnes vibrations envoyées vous octroient des vibrations positives en retour. Le monde du web est ainsi fait, pas plus inhumain que la violence de l’oxygène lorsque vous prenez la tasse, pas plus inhumain que la violence du temps qui passe, pas plus inhumain que la solitude. Le web est une planète, qui quand vous le décidez, vous offre un nouveau monde, une nouvelle identité, de nouveaux amis.

Chaque personne compte, chaque tweet, post sur Facebook a son importance capitale mais dix fois plus importante quand elle ne vient pas de vous.

J’éprouve un rejet profond des gens dans la vie. Leur caractère m’insupporte souvent. Je ne suis pas un bisounours, je ne suis pas sociable, déteste parler à la caissière, sur la plage j’ai horreur d’étaler ma serviette à moins de 20 mètres d’une existence. Je suis un homme effacé. Mais sur le web, ma vie prend un sens différent.

Le web est un livre ouvert, un magnifique roman où tous les sentiments sont écrits. Internet est la caractérisation de l’essentialité. Les amitiés se créent rapidement, on se forge prestement son opinion sur les gens.

Les rencontres sont souvent dues au hasard, mais elles sont souvent plus intenses que dans la « vraie » vie. Une conversation de 10 minutes sur le web vaut souvent plus de 100 en face à face.

Si vous voulez vous en sortir sur le web, ayez une vie virtuelle intense. Ne montrez pas le pire, ne vous acharnez pas à être politiquement correct ou totalement incorrect, soyez bon, honnête et sincère, désamorcez les conflits et vengez vous sexuellement sur ce que vous pouvez. Sur votre main, votre femme, votre mari, ne vous laissez pas envahir par vos manies, votre faux savoir vivre, votre bienpensance. Soyez le meilleur de vous et ne laissez jamais les autres en galère. Soyez communistes, bouddhiste, vegan, unijambiste… soyez tout ce que vous ne pouvez pas être. Soyez les autres avec leurs failles, intégrez les, nourrissez vous de leur flamme, de leur histoire même succincte. Choppez l’indice, ne jugez pas. Et un jour, soyez-vous même et tout le monde vous tendra la pogne.

Intégrez. Et un jour vous parlerez d’eux comme de vos voisins de chair et de sang.

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